Partager
Brésil: des quotas pour les Noirs dans la fonction publique

Brésil: des quotas pour les Noirs dans la fonction publique

Le Brésil instaure des quotas pour les Noirs dans la fonction publique. Une loi réserve désormais 20% des places aux Noirs et aux métis. Adopté en 2014, ce texte n’avait jamais été appliqué en raison de nombreuses controverses. Désormais la Cour suprême brésilienne le valide officiellement.

Une loi de 2014 validée en 2017 par la Cour suprème du pays stipule que vingt pour cent des places dans la fonction publique seront réservées aux Noirs et aux métis, alors qu’ils représentent plus de la moitié de la population du Brésil. Actuellement, les descendants d’esclaves africains sont défavorisés, privés le plus souvent d’accès aux postes à responsabilité.

A travers cette loi, il y a cet objectif affiché : réparer une erreur historique pour une population héritière des stigmates sociaux et économiques de l’esclavage, explique l’un des juges de la Cour suprême.

Près de 130 ans après l’abolition de l’esclavage au Brésil, la population noire, libérée de ses entraves a été abandonnée comme si son intégration à la société n’avait pas lieu d’être.

Interprétations diverses

En 2014, alors que cette loi des quotas dans la fonction publique est adoptée, sous la présidence de Dilma Roussef, son application est stoppée net à cause de divergences sur son interprétation. Certaines instances judiciaires la considère à ce moment-là : anticonstitutionnelle.

Aujourd’hui et au-delà de la fonction publique, les inégalités raciales sont flagrantes au niveau des entreprises. Au Brésil, la couleur de la peau détermine l’avenir de l’individu et sa classe sociale. Moins de 5% de Noirs occupent des postes d’encadrement.

REUTERS/Ueslei Marcelino

Laissez un commentaire