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Afrique Kenya,premiers résulats contestés

Afrique Kenya,premiers résulats contestés

Hier on votait au Kenya. Près de 85% des bulletins de vote ont été dépouillés. Selon les premiers résultats partiels, le président sortant, Uhuru Kenyatta, l’emporterait à plus de 54% des suffrages.

Les derniers sondages donnaient les deux principaux candidats dans un mouchoir de poche. On parle de 10% d’écart, cela correspond à près d’un million et demi de voix entre les deux.

Les résultats ont commencé à tomber hier dans la soirée, alors même que des Kenyans votaient encore. Tout a été très vite grâce au nouveau système électronique de centralisation des résultats.

Raila Odinga, le chef de file de l’opposition a organisé une conférence de presse dans la nuit de mardi à mercredi. Il a déclaré qu’au moins un million de votes n’étaient qu’imposture et fiction. Selon lui, les résultats ne correspondent pas à la projection réalisée par les cadres de son parti à la sortie des urnes, le donnant largement devant.

Sa coalition, la NASA (The National Super Alliance), a même exigé de la commission électorale qu’elle arrête la diffusion des résultats partiels. Demande aussitôt rejetée.

La commission dément également toutes les accusations de fraudes de l’opposition, tandis que Raila Odinga affirme que le système a été piraté dans plusieurs régions pour manipuler les résultats.

Kenya,premiers résulats contestés

Hier on votait au Kenya. Près de 85% des bulletins de vote ont été dépouillés. Selon les premiers résultats partiels, le président sortant, Uhuru Kenyatta, l’emporterait à plus de 54% des suffrages.

Les derniers sondages donnaient les deux principaux candidats dans un mouchoir de poche. On parle de 10% d’écart, cela correspond à près d’un million et demi de voix entre les deux.

Les résultats ont commencé à tomber hier dans la soirée, alors même que des Kenyans votaient encore. Tout a été très vite grâce au nouveau système électronique de centralisation des résultats.

Raila Odinga,  le chef de file de l’opposition a organisé une conférence de presse dans la nuit de mardi à mercredi. Il a déclaré qu’au moins un million de votes n’étaient qu’imposture et fiction. Selon lui, les résultats ne correspondent pas à la projection réalisée par les cadres de son parti à la sortie des urnes, le donnant largement devant.

Sa coalition, la NASA (The National Super Alliance), a même exigé de la commission électorale qu’elle arrête la diffusion des résultats partiels. Demande aussitôt rejetée.

La commission dément également toutes les accusations de fraudes de l’opposition, tandis que Raila Odinga affirme que le système a été piraté dans plusieurs régions pour manipuler les résultats.

Attente de la proclamation finale

Les résultats ne sont pas encore définitifs. La commission électorale rejette les accusations de l’opposition et annonce un nouveau point presse à 9h TU.

Raila Odinga se présente pour la quatrième et dernière fois. En 2007 et 2013, il déclarait déjà que sa victoire était volée. Sauf qu’aujourd’hui, l’écart entre les 2 candidats est telle que la victoire d’Uhuru Kenyatta est difficilement contestable, ce qui peut laisser espérer une contestation contenue au sein de la population.

Risques de violence au niveau local

Mais outre la présidentielle, les Kenyans votaient aussi pour leurs députés, leurs gouverneurs de comté et leurs représentants locaux. Depuis 2010, le pouvoir est décentralisé au Kenya en faveur des comtés. Une élection considérée comme très importante. Des violences pourraient donc davantage éclater au niveau local.

Ce matin, à Kisumu, la police tire des gaz lacrymogènes sur des partisans de l’opposition qui chantaient « No Raila, no peace » (« Pas de Raila [Odinga], pas de paix »). Kisumu est un bastion de Raila Odinga (NASA) où sa tribu luo est largement majoritaire.

BBC Afrique

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